Robert Combas & Georges Brassens

Robert Combas, « peintre  rockeur », né à Lyon et qui a grandis à Sète (tiens tiens…), expose dans le cadre d’une rétrospective au Musée d’Art Contemporain de la capitale des Gaules, et ce jusqu’au mois de Juillet.

Parmi les oeuvres exposées, trois peintures portent le nom d’une chanson de Brassens. Après quelques recherches, je découvre que l’artiste le cite régulièrement dans ses influences.

Voici quelques oeuvres nées de la rencontre de ces deux artistes.

 Avec chaque tableau, Robert Combas livre un texte,  donnant sa version de la chanson, voici celui accompagnant le tableau « Hécatombe »:

« Au marché de Brive-la-Gaillarde, y’a une bande de femmes énervées qui sont devenues Anarchistes. Le plus fort, c’est qu’elles ne se sont pas fait embrigader par un quelconque pantin politisé. Elles le sont devenues, à cause d’une histoire de poireaux mal lavés. Toujours est-il qu’elles ont commencées à se chamailler si fort et si violemment que la maréchaussée a été obligée de rappliquer avec tous les moyens motorisés et même un cheval de trait. Aussitôt arrivés sur la place du marché, ils ont vite compris que c’est sur eux, fiers agents au service de la société, que les gaillardes effarouchées ont décidé de retourner leur différend courroucé. Elles voulurent les attaquer. Les policiers décidèrent de les arrêter. Mais ils ne connaissaient pas les techniques de la gente féminisée aussi perfectionnées que des guerriers thaïlandais. Elles eurent vite fait bien fait de les maîtriser. Le maréchal des logis, le commandant, fut le premier. Il fut attaché par une belle excitée qui l’obligea de chanter une chanson sur l’Anarchie et la Liberté. Un autre fut désarçonné et les donzelles effarouchées lui firent gueuler: « à cheval sur mon biquet ». Arnachée sur un tréteau de présentoir du marché, une autre femme bien potelée en a assommé au moins trente à la file avec ses gros tétés. Et encore, je ne compte pas les maréchauséyés qui prirent, en guise de pêche, des poireaux en pleine poire. Enfin, en fin d’après-midi, en début de soirée, bien fatiguées et la colère vidée, les furies se sont éparpillées et sont sûrement chez elles rentrées pour préparer le dîner. A moins que quelques matrones encore contrariées aient décidé de militer pour l’Anarchie de la Méditerranée. Dans ce cas, certains messieurs à l’heure du dîner vont en chier. Et dans le monde entier, après les suffragettes, seront nées les Anarchieuses, dans un petit bled paumé, à côté de Sète. C’est pas vrai, mais je l’ai fait exprès » Robert Combas

Dominic

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